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© 2019 Fondation Clarens

 

Lauréat 2019

L'édition 2019 du Prix Clarens du journal intime a été décernée à :

 

Sándor Márai 

Journal

Les années hongroises

1943-1948

 

Traduit du hongrois par Catherine Fay, 

postfacé par András Kányádi et annoté par Catherine Fay

et András Kányádi

 

Albin Michel

Les principes du

Prix Clarens du Journal Intime

Extraits du règlement :

En partenariat avec la Fondation Clarens, l’association Les Moments littéraires décerne annuellement un Prix littéraire intitulé « Prix Clarens du journal intime ».

Ce prix a pour vocation de couronner la parution d’un journal intime. Les ouvrages concourant doivent remplir les conditions suivantes :

  • être un journal intime ou ses variantes (carnet de notes, carnet d’écrivain, journal de voyage …) ;

  • être publiés à compte d’éditeur francophone ;

  • être écrits en langue française ou traduit directement de la langue d’origine en français ;

  • être parus en première édition durant l’année écoulée (octobre à septembre).

Le Prix Clarens du journal intime est doté d’une bourse d’une valeur de 3.000 euros.

Le lauréat sera l’auteur du livre couronné. Dans le cas d’une édition posthume, le prix sera remis à la personne ayant établi, présenté, voire traduit le document ou, à défaut, la maison d’édition ayant publié le livre.

Le lauréat, dont l’ouvrage se voit attribuer le Prix Clarens du journal intime peut utiliser ce prix à sa convenance, à l’exclusion de toute autre dénomination. Il autorise les organisateurs à utiliser son nom et son image dans toute manifestation promotionnelle liée aux Prix.

La cérémonie de remise de l'édition 2019 du Prix aura lieu au mois de décembre à Paris.

Pour plus d'informations : www.prixclarensjournalintime.fr

3.000€

LES MOTIVATIONS DE LA FONDATION CLARENS

Dans le cadre des objectifs de la Fondation, le journal intime paraît constituer un antidote aux dangers qui menacent notre liberté, notre individualité et les cultures sur lesquelles elles reposent : les représentations des idéologies totalisantes, la standardisation des modes d'être et de pensée, l'appauvrissement de la langue de la subtilité et de la sensibilité personnelle.

Selon les enquêtes menées par le Ministère de la Culture (enquêtes Pratiques culturelles), la France compte trois millions de diaristes qui expriment leur singularité dans l'anonymat duquel échappe chaque année quelques dizaines de journaux intimes d'aujourd'hui ou d'hier, publiés par les maisons d’édition francophones. C'est ce genre littéraire du journal intime si pratiqué mais si peu mis peu mis en valeur face aux correspondances, mémoires, ou récits autobiographiques que la Fondation Clarens entend mettre en lumière et défendre.

 

Pourquoi un prix du journal intime ?

La France compte trois millions de « diaristes ». Chaque année les maisons d’édition publient des journaux intimes et pourtant ce genre littéraire est peu mis en valeur contrairement aux correspondances, aux mémoires ou aux récits autobiographiques.

 

La rencontre avec Gilbert Moreau dont une grande partie de l'activité a été portée par la passion des textes autobiographiques et par leur publication dans la revue Les Moments littéraires, a amené la Fondation Clarens à soutenir une expression littéraire qui à notre époque plus que jamais peut-être, doit être défendue et mise en valeur.

Le journal intime paraît constituer aujourd'hui un antidote aux dangers qui menacent notre individualité et les cultures sur lesquelles elle repose.


Mais l'expression d'une intériorité ou d'un cheminement personnel n'est pas par nature porteuse de valeurs humanistes ; il peut être le catalyseur du cynisme ou d'une idéologie cruelle et mortifère : le journal d'Anne Franck, en regard des six gros volumes du journal de Hans Franck, tortionnaire des juifs de Pologne, ne laisse aucune ambiguïté à cet égard.


Le Journal que nous entendons écouter c'est celui de l'individu singulier qui persévère dans son être ; celui qui, à sa façon, avec ses moyens et son expression unique trouve dans son face à face avec la page, la force d'une expression « tendue vers la vérité », tout à la fois unique et universelle ; celui qui, dans le respect de soi et de l'autre recherche le sujet au centre d'un quotidien discontinu et d'un temps « poignant, précieux » (Jocelyne François, Journal 12 Mars 2003, cité par Michel Braud in les Moments littéraires n°40) .


C'est alors par la désignation des choses qui ponctuent les jours que l'écriture du journal intime permet de mieux exprimer et vivre la dramatique humaine dans la diversité et le foisonnement des situations ; le travail du style peut alors être le moyen de l’émergence d’une vérité « en donnant forme à l’informe » par l'expression des subtilités et des nuances de la singularité.


Ainsi peut s'établir et se développer une écriture de soi qui offre une capacité de résistance aux discours standardisés et conditionnés auxquelles les sociétés contemporaines menacent d'être de plus en plus soumises.

Composition du jury du
 
ROBERT THIERY
MONIQUE
BORDE-GERMAIN
GILBERT MOREAU
PRÉSIDENT DU JURY
COLETTE FELLOUS
MICHEL BRAUD
DANIEL ARSAND
©Heloise Jouanard
JOCELYNE FRANÇOIS
BÉATRICE COMMENGÉ